Bébé Soleil mettait un bazar de tous les diables dans le système. En résumé, c'est ce que disent les poussières de la comète Wild-2, rapportées sur Terre par la sonde Stardust. En détail et avec moult chiffres, c'est ce qu'expliquent sept articles parus ce matin dans la revue Science, signés d'une palanquée de scientifiques d'Amérique et d'Europe (1). Ils y exposent le résultat des analyses «préliminaires», précise Janet Borg (Institut d'astrophysique spatiale d'Orsay, CNRS), menées par près de 200 chercheurs, de 200 grains cométaires récupérés dans les 35 traînées laissées par leurs impacts sur le collecteur de la sonde.
Collecteur. Spectaculaire, la mission de Stardust n'a pas dérogé aux premières spatiales par sa complexité. Lancée en février 1999, elle avale plus de quatre milliards de kilomètres. Le 4 janvier 2004, elle passe à travers la queue de la comète Wild-2 et y déploie son collecteur à poussières. Puis, lors de son retour près de la Terre, le 15 janvier 2006, elle largue vers la planète une capsule qui se pose en douceur dans un désert de l'Utah (2).
Dans cette capsule, les planétologues ont récupéré le collecteur de poussières : des blocs d'aérogels de silice «une sorte de fumée solide», explique Janet Borg , conçus pour capturer les grains sans les détruire par fusion, ainsi que des feuilles d'aluminium, où les grains ont creusé de minuscules cratères. Depuis, ils sont soigneusement conservés par la Nasa à Houston. Ces poussières de moin




