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Rêve d'outre-mondes

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Cet après-midi à Baïkonour, lancement de Corot, le premier télescope spatial traqueur d'exoplanètes.

Publié le 27/12/2006 à 0h39

Aujourd'hui, à 15 h 23, l'homme lance son premier traqueur d'exoplanètes dans l'espace. Symbole : le télescope spatial Corot s'envolera de Baïkonour, l'astroport russe, enclave louée dans le territoire kazakh, d'où s'envola Youri Gagarine. Et, comme pour le premier des cosmonautes, c'est une fusée Soyouz que la société Starsem (un joint-venture entre Arianespace, EADS et leurs partenaires russes) utilisera pour le hisser à 900 km d'altitude, sur le bord du puits de gravité terrestre. Belle mission pour le 1717e tir d'un engin dont la mécanique propulsive fait preuve d'une robustesse sans égale, tandis que, paradoxe, sa modernisation, avec l'arrivée de l'informatique, a donné quelques soucis aux ingénieurs.

Corot, c'est une idée française. Née à l'Observatoire de Paris-Meudon en 1992 et proposée par Annie Baglin (lire ci-contre). A l'époque, nul ne parle d'exoplanètes mais d'astérosismologie. Il s'agit d'observer les séismes stellaires dont les ondes acoustiques se propagent jusqu'à leur surface. Les astrophysiciens ont découvert que ces tremblements d'étoiles trahissent les secrets de leur coeur thermonucléaire, là où se forgent les atomes lourds dont les roches, les fleurs et les hommes sont constitués.

Spectromètre. Mais, en 1995, retentit un coup de tonnerre scientifico-culturel. A Saint-Michel-l'Observatoire (Alpes-de-Haute-Provence), l'équipe helvético-française de Michel Mayor (Université de Genève) ouvre un nouveau chapitre de l'exploration de l'univers. A l'aide d'un

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