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Libération
Interview

«Percer les secrets de l'océan Austral»

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Publié le 11/03/2008 à 2h39

«Océanographe-physicienne, je suis actuellement embarquée à bord du Marion-Dufresne, navire océanographique Français affrété par l'Institut polaire Paul-Emile Victor. Nous naviguons dans les quarantièmes rugissants. Aujourd'hui, à 45 degrés sud et 6 degrés est, nous subissons une mer très forte avec un vent de plus de 100 km/h. Je suis coresponsable de cette mission, qui fait partie du projet français Bonus-Goodhope, s'inscrivant dans le cadre de l'Année polaire internationale.

Nous avons quitté Le Cap, Afrique du Sud, le 13 février 2008, et nous atteindrons 60 degrés sud le long du méridien de Greenwich vers le 18 mars. Le travail à bord s'effectue de manière très organisée. Les journées sont ponctuées par des alternances de transits de trois heures et d'arrêts de trois à quarante-huit heures pour mettre les instruments à l'eau et effectuer tous les prélèvements nécessaires. Nous travaillons très dur, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et par tout temps grâce aux qualités remarquables du Marion-Dufresne, un navire de 120 mètres de long construit pour ces mers dangereuses !

Notre objectif est de percer les secrets de l'océan Austral, le moins connu de la planète en raison de son isolement et des conditions climatiques qui y règnent. Pourtant, il occupe un rôle primordial dans le système climatique de la Terre. C'est à travers lui que s'effectue l'essentiel des échanges d'eau et de chaleur avec les océans voisins et l'atmosphère. Cette connexion se réalise prin

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