Le clonage est devenu, pour la première fois, thérapeutique. Près de douze ans après la naissance de la brebis Dolly, des chercheurs ont réussi à traiter les symptômes de la maladie de Parkinson grâce à la technique du clonage. Cela s'est passé à New York, dans le laboratoire de Lorenz Studer, à l'institut Sloan-Kettering, en collaboration avec le Japonais Teruhiko Wakayama, maître du clonage de rongeurs.
Ce sont en effet six souris qui ont bénéficié de cette première démonstration du potentiel médical du clonage. A l'image des malades de Parkinson, les bêtes souffraient de tremblements consécutifs à une perte de neurones à dopamine. Les chercheurs ont prélevé un bout de leur queue, et l'ont expédié chez Wakayama. Lequel a créé des embryons de clone de chaque souris par transfert d'une cellule de peau dans un ovocyte vidé de ses chromosomes. Il a ensuite extrait de chacun de ces embryons des cellules souches embryonnaires, à tout faire. Les New-Yorkais en ont alors tiré des neurones à dopamine qu'ils ont injectés dans le cerveau des six souris malades. Chacune a donc reçu des neurones neufs possédant son propre ADN. La greffe a pris et les rongeurs ont réussi les tests moteurs.
Certes, des souris à l'homme, il y a loin, d'autant que la technique est grande consommatrice d'ovocytes, difficiles à obtenir chez la femme. Mais cette première apporte un argument en faveur de recherches utilisant des ovocytes animaux comme réceptacles de l'ADN du malade. L'autorisation de créer de te




