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Libération
Interview

«Nos dirigeants avaient promis mieux que cette quasi-stagnation»

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Albert Fert. Le prix Nobel de physique s’exprime alors que Sauvons la recherche se réunit:

Publié le 03/10/2008 à 6h51

«Très bon», dit la ministre, «très mauvais» rétorque Sauvons la recherche, dont l'université d'automne se tient à partir d'aujourd'hui, et jusqu'à dimanche, à Toulouse. On ne mettra donc pas d'accord Valérie Pécresse et Bertrand Monthubert, président de SLR, sur le budget 2009. Pour la ministre, il représente une augmentation de «près d'un milliard d'euros de crédits budgétaires supplémentaires, par rapport à l'an dernier. Ce qui se traduira par une hausse de 4,6 % des moyens du CNRS». Valérie Pécresse se félicite aussi de n'avoir diminué les effectifs statutaires que de 900 postes, en espérant qu'aucun poste dechercheur et d'universitaire ne serait touché.

Bertrand Monthubert oppose une analyse différente. «On nous ressert la même politique qui, en 2004, a soulevé la colère. Il faudrait des créations d'emplois pour améliorer l'encadrement des étudiants, booster la recherche, ils ne sont pas là.» Il souligne qu'avec une augmentation moyenne de «3,8 % des crédits des organismes de recherche, on est à peine au dessus de l'inflation». Prix Nobel de physique en 2007, Albert Fert livre son analyse à Libération.

Que pensez-vous du budget 2009 de la recherche ?

Les informations disponibles montrent que l’on aura pas beaucoup plus que l’inflation pour les organismes. C’est un peu décevant, nos dirigeants avaient promis mieux que cette quasi-stagnation. Quant aux effectifs - le nerf de la recherche, c’est quand même les cerveaux ! - non seulement il n’y aura pas de création de postes de cherc

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