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Libération

L’Agence de la recherche occupée

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Mobilisation. Manifestations et happening, hier, pour les chercheurs et universitaires.

Publié le 28/11/2008 à 6h51

«C'est ici le temple de la précarité, occupons-le.» Lancée par un manifestant, cette invitation a été suivie : universitaires et chercheurs, qui manifestaient depuis le ministère de la Recherche, se sont infiltrés dans les locaux de l'Agence nationale de la recherche (ANR). Cette occupation - qui se poursuivait hier soir - fut le temps fort d'une journée d'action organisée par les syndicats, Sauvons la recherche (SLR) et Sauvons l'université. Elle avait commencé le matin, avec une tentative de blocage du conseil d'administration (CA) du CNRS. Tentative déjouée par sa présidente, Catherine Bréchignac, qui avait prévu une solution de secours, dans d'autres locaux protégés par les CRS.

Happening. En province, on notait une dizaine d'initiatives (rassemblements, manifestations). A Paris, l'objectif majeur des manifestants était de parvenir jusqu'à l'ANR, dont l'accès leur avait tout d'abord été interdit par la police. Finalement, ils ont pu y tenir une sorte de happening, à la grande joie de Cyril Catelain, post-doctorant en CDD au CHU de la Pitié-Salpêtrière, où il contribue à la recherche contre les myopathies, mais sans savoir ce qu'il va devenir, . Il a dénoncé «la bombe à retardement que constituent les milliers de CDD créés par l'ANR, alors que le rapport d'évaluation sur l'Inserm [Institut national de la santé et de la recherche médicale, ndlr] propose de ne pas embaucher de chercheurs avant 40 ans !»

«Moratoire».Bertrand Monthubert, président de

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