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Europe : ambitions et quête de fonds

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Horizon. Les grands équipements au centre de la conférence sur les infrastructures de recherche.

Publié le 16/12/2008 à 6h51

Big science, big soucis de sous, big problème de programmation. Triptyque obligatoire qui donne des migraines aux ministres de la Recherche… et à ceux du Budget. Car le doute n’est pas permis : les progrès futurs de la connaissance passent par des équipements dont la taille - et le coût - croissent. De quoi s’agit-il ? Explorer Mars (lire encadré), l’Univers lointain ou les mers, la matière de l’infiniment petit, surveiller le climat, comprendre la chimie ou les écosystèmes… Et donc disposer des télescopes, navires, satellites, ordinateurs, accélérateurs de particules, synchrotrons, bases de données informatiques… sans lesquels les scientifiques ne peuvent poursuivre l’enquête sur le monde. La plupart de ces équipements ne sont même plus à la portée des plus grands d’Europe. En outre, leur exploitation scientifique devient plus performante lorsqu’ils sont mis en commun.

Processus. Les Européens se sont donc attaqués au sujet, la semaine dernière à Versailles, à l'occasion de la Conférence européenne sur les infrastructures de recherche. Une initiative, prise dans le cadre de la présidence française de l'Union, qui s'inscrit dans un processus engagé depuis une dizaine d'années. Ce processus baptisé ESFRI (Forum stratégique européen pour les infrastructures de recherche) marque la part croissante que le financement communautaire - et non plus seulement intergouvernemental - occupe dans ce champ décisif pour la science.

La dimension financière de cette ambition peut se rés

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