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«Les stratégies contre la résistance bactérienne»

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Publié le 16/06/2009 à 6h51, mis à jour le 16/06/2009 à 6h51

«Dans nos sociétés, le risque infectieux, notamment parce qu’il peut échapper aux médicaments, est paradoxalement modulé à la hausse par l’usage massif de médicaments antibactériens, les antibiotiques.

Slogan. Depuis quelques années, une prise de conscience s'est opérée de l'ampleur du processus darwinien de sélection de souches de plus en plus résistantes aux médicaments du fait de l'abus de leur usage, à l'hôpital comme pour la médecine de ville. Une prise de conscience encore aggravée par le souci du coût financier engendré par de tels excès. Il y avait donc une double raison à ce que les responsables de notre système de sécurité sociale lancent, en 2002, une vaste campagne visant à préserver l'efficacité des antibiotiques connue sous son slogan «Les antibiotiques, c'est pas automatique». Son objectif était de diminuer de 25 % l'usage de ces médicaments, en particulier dans les infections virales où ils sont inutiles, et dont la France était le plus gros consommateur d'Europe par habitant.

A l’époque, la Cnam nous a demandé conseil. J’ai proposé que cette action soit l’objet d’une évaluation rigoureuse par notre équipe de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, de l’Institut Pasteur (Inserm).

Sentinelle. Cela nous a conduits à mettre en place un outil d'analyse informatique de toutes les prescriptions remboursées par la Cnam à des travailleurs salariés et du réseau social des indépendants, afin de suivre leur évolution e

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