La réussite marquante du quinquennat sarkozien… ou son plus formidable coup de bluff ? Déjà, cette question se pose pour l’ensemble de sa politique universitaire et de recherche. Elle s’impose pour ce qui devait en être le joyau : le Campus Paris-Saclay, censé devenir le plus puissant des pôles d’excellence nationaux, à l’origine d’une nouvelle alliance entre la science, la technologie et l’industrie, productrice d’activités nouvelles et d’emplois qualifiés.
Où en est le Campus Paris-Saclay ? Au départ, il avait fière allure, si l’on considère ses acteurs. L’Université Paris-sud, Polytechnique, l’ENS de Cachan, Paris-Tech (Agro et Mines), Centrale, des laboratoires d’entreprises (Thalès, EDF). Et des laboratoires communs avec le CNRS et le CEA. Des équipements scientifiques de qualité mondiale comme le synchrotron Soleil, Neurospin (exploration du cerveau), des lasers de puissance… Au total, près de 15% du potentiel de recherche national, estime-t-on.
Arrière-pensée. Se rater sur cette opération ne peut donc qu'être catastrophique. Or, elle cumule retard à l'allumage, incohérence du projet, bisbilles entre acteurs, volonté politique de faire des deux géants réels du site - l'Université et le CNRS - des «nains» politiques de la gouvernance afin de contourner les universitaires et les chercheurs…
Le nerf de la guerre ? L’argent. Il attend que le jury de l’appel à projet Idex (Initiative d’excellence) choisisse parmi neuf projets ceux qui auront à se partager 7,7




