Menu
Libération
Récit

La Nasa suit le fil rouge de Mars

Réservé aux abonnés

Curosity s’est posé hier. Le robot doit aider à reconstituer l’histoire d’une planète sur laquelle de l’eau a peut-être coulé, il y a près de quatre milliards d’années.

Publié le 06/08/2012 à 22h06

Hier matin (7 h 31, heure de Paris) Mars la rouge a reçu un gros colis en provenance de la planète bleue. Dans son ciel brunâtre, a subitement fait irruption, à plus de 23 000 kilomètres/heure, un bolide. Au début de sa descente dans l’atmosphère, trop ténue pour le ralentir suffisamment mais assez pour que les frottements l’échauffent, il avait l’air… d’une soucoupe volante. Puis, une fois éjecté le bouclier de protection thermique, est apparu une sorte de grue des airs, à laquelle s’accrochait, par des câbles, un engin de la taille d’une petite voiture, doté de quatre roues et bardé d’instruments scientifiques. Curiosity, le quatrième rover (robot mobile) envoyé par la Nasa depuis 1997, commençait sa mission d’exploration de la planète sèche et glaciale.

Au JPL, le Jet Propulsion Laboratory (à Pasadena, en Californie), les hommes en bleu (c'est leur uniforme du jour) explosent de joie. Un sentiment mérité. Car les astronavigateurs de la Nasa savent que poser un engin sur Mars est pour le moins délicat. Surtout que Curiosity, en raison de son poids (900 kg), ne pouvait se contenter des énormes airbags de ses petits copains. Il fallait recourir à des fusées pour freiner et presque immobiliser la «grue» au-dessus du sol, un système qui accomplissait son baptême du feu. Barack Obama a donc pu célébrer sans exagérer un «succès technologique sans précédent» pour l'agence spatiale américaine. Ce début de mission réussi représente un succès important pour l'astrophysique e

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique