On ne saurait mieux dire. «L'opinion publique ne sait qui croire ni quoi croire», a reconnu hier la présidente du comité éthique du Haut Conseil des biotechnologies. Preuve que l'étude contestée du professeur Séralini sur un maïs transgénique de Monsanto a mal engagé le débat sur cette question pourtant cruciale de santé publique. Le biologiste ne peut être le seul à avoir raison contre l'ensemble de la communauté scientifique française et européenne qui a jugé ses expériences laxistes. La médiatisation de son étude évitant toute expertise contradictoire comme son refus de confier ses données brutes à ses pairs sont contraires aux fondements même d'une démarche scientifique éclairée. Résultat le citoyen apeuré par des photos de rats déformés par le cancer n'a rien appris sur les OGM. Au-delà de la responsabilité de ce chercheur qui ne cache pas son militantisme, il est du devoir des pouvoirs publics français et européens d'assurer que des recherches indépendantes et fiables soient menées sur ces productions humaines. Même si les expertises ne suffisent pas comme on le voit pour le tabac ou le diesel, des cancérogènes eux totalement avérés, en vente libre, les gouvernants ayant préféré les industriels à la santé publique. Les instituts de contrôle des OGM doivent être au-dessus de tout soupçon, comme le devraient être ceux en charge des médicaments, du nucléaire ou du cyclisme. Les OGM méritent un débat transparent et contradictoire d'autant qu'il existe d'autres opt
EDITORIAL
Rats
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Publié le 22/10/2012 à 22h46
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