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Une vue plongeante sur les eaux

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Lancé lundi, un satellite franco-indien va permettre de mesurer, avec une précision extrême, les variations du niveau des océans, mais aussi des lacs et des fleuves. Une première.

Publié le 28/02/2013 à 19h06

L’océan monte, mais à quelle vitesse selon les côtes ? Les glaces polaires fondent, mais dans quelle mesure ? Les grands lacs et fleuves connaissent des variations de débit et de hauteur, mais lesquelles ? Pour répondre à ces questions, améliorer le «monitoring» de la planète bleue, les scientifiques peuvent compter, depuis lundi, sur un nouveau satellite. Nom : Saral-Altika. Nationalité : double, puisqu’il s’agit d’une coopération franco-indienne. L’Inde ayant fourni la plateforme de Saral, 400 kg, et réalisé son lancement par la fusée nationale PSLV (pour Lanceur de satellite polaire). Un tir parfaitement réussi depuis l’astroport de Satish Dhawan, dans le sud du pays, avec la mise en orbite de cinq autres petits engins.

L’Agence spatiale française (le Cnes) a fourni les instruments scientifiques majeurs, l’altimètre radar Altika et tout le système de positionnement. Altika vient remplacer le radar du satellite européen Envisat, lancé en 2002 mais dont l’activité s’est brutalement arrêtée en mai 2012 pour une raison toujours inconnue. Placé exactement sur la même orbite, à 800 km d’altitude en passant au-dessus des pôles, il peut dresser une carte altimétrique des océans du globe, actualisée tous les trente-cinq jours. Ses observations seront directement comparables à celles des satellites de l’Agence spatiale européenne ERS-1, 2 et Envisat, de 1991 à 2012. Depuis vingt ans, avec ces trois plateformes et les franco-américains Topex-Poséidon, Jason-1 et Jason-2, les océanogr

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