Menu
Libération

Un réseau de maisons et d’instituts

Réservé aux abonnés

Publié le 10/05/2013 à 19h06

La Fondation Maison des sciences de l'homme, qui fête ses 50 ans, est une institution atypique. Elle n'a pas d'étudiants ni de professeurs en poste, et ne délivre pas de diplôme. Sa raison d'être : encourager la recherche en sciences sociales à haut niveau, en finançant des programmes, en délivrant des bourses, en invitant des chercheurs étrangers ou en organisant des colloques. Son siège historique, 54 boulevard Raspail dans le VIe arrondissement de Paris, fut construit sur l'emplacement de la prison du Cherche-Midi. Jusqu'à sa fermeture pour désamiantage, elle le partageait avec l'Ecole des hautes études en sciences sociales (l'EHESS). Pour cette raison, on a souvent confondu les deux institutions. Jusqu'en 2016, la fondation est logée dans l'immeuble France, tout près de la bibliothèque François-Mitterrand, dans le XIIIe. Elle réintégrera alors le site réhabilité du boulevard Raspail. Deux ans plus tard, sa très riche bibliothèque de 500 000 ouvrages rejoindra le campus Condorcet, futur grand pôle de sciences humaines et sociales, dont les premiers bâtiments sortiront de terre à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. La fondation, de droit privé, emploie 139 salariés, dont la moitié de fonctionnaires. Les trois quarts de ses ressources proviennent de l'Etat, qui lui verse une dotation annuelle de 10 millions d'euros. Elle possède la maison Suger, une résidence de 33 studios, en plein Quartier latin, destinée à accueillir des chercheurs étrangers. Elle

Dans la même rubrique