Mercredi, l’Assemblée nationale débutera l’examen de la loi Fioraso, du nom de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. L’examen sera court, le gouvernement a en effet choisi la procédure accélérée pour ce texte, qui sera donc moins discuté par les députés que celui sur le mariage pour tous. Un signe de la place accordée au sujet : quel enseignement supérieur et quelle recherche pour préparer l’avenir du pays et de sa jeunesse ?
Cette procédure accélérée a surtout pour résultat de museler les députés favorables au gouvernement, autrement dit ceux qui, à gauche, auraient souhaité un projet de loi différent. Or, il s’agit de savoir quelles réformes de gauche doivent remplacer celles des dix dernières années, et surtout le quinquennat sarkozien durant lequel s’est déroulé, en 2009, le plus long et dur conflit entre universitaires et pouvoir politique depuis 1968.
Le projet de loi est clairement soutenu par le groupe socialiste, en particulier Jean-Yves Le Déaut, un pilier de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et techniques. Pour autant, il est loin de faire l'unanimité, y compris dans les rangs du Parti socialiste. Il y a peu, certains membres de sa commission recherche se sont érigés en Collectif Langevin pour affirmer : «Nous ne sommes satisfaits ni par la loi qui s'annonce ni par la politique menée dans le domaine de l'enseignement supérieur et de la recherche.»
Parmi les amendements proposés par des députés PS, on relevait p




