«Nous nous interrogeons sur l'indépendance des experts», lance le «citoyen». Nous sommes, ce samedi 1er février, dans une salle bien fermée du ministère de l'Ecologie. Le «citoyen» est membre d'un panel de seize personnes, sélectionnées par un institut de sondage, chargé de rendre l'avis d'une Conférence de citoyens sur le projet de stockage géologique des déchets nucléaires. Une initiative de la CNDP (Commission nationale du débat public) qui a dû annuler les réunions sur le sujet, devant des manifestants vindicatifs. Un panel censé être représentatif de la population française, avec un biais meusien et haut-marnais. C'est en effet à Bure, à la frontière des deux départements, que doit se réaliser ce projet d'un siècle, baptisé Cigéo (Centre industriel de stockage géologique).
«Solution». Le calendrier très long de l'opération a d'ailleurs troublé les «panélistes». Surtout que la présentation en est souvent contradictoire. Le député EE-LV Denis Baupin leur parle de «précipitation à choisir une seule voie pour gérer les déchets radioactifs». Alors que l'ancien président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), André-Claude Lacoste, leur fait remarquer que ce projet découle «d'un processus de décision enclenché il y a trente ans et marqué par deux lois, celle de 1991 et celle de 2006». D'où un avis de l'ASN, en 2006, assez tranché. Il note que la séparation et la transmutation des radioéléments à longu




