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Sûreté nucléaire. L’enjeu centrales

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Après Fukushima, l’Autorité de sûreté nucléaire a imposé à EDF des protections supplémentaires contre des aléas extrêmes. Fin janvier, elle ajoutait de nouvelles prescriptions après un rude dialogue avec l’électricien.

La centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, le 5 décembre 2011. (Photo Francois Nascimbeni. AFP)
Publié le 13/02/2014 à 17h36

Des centrales plus sûres ? Capables de faire face à des agressions de l'ampleur de celles qui ont provoqué la catastrophe à la centrale nucléaire de Fukushima Daichi ? Des séismes, inondations ou tempêtes «extrêmes» d'une puissance dépassant celle prise en compte lors de la conception ? Et susceptibles de couper le jus, détruire la source d'eau froide, isoler la centrale ? Ce sont autant de questions posées par les «exigences complémentaires» que l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a décidées le 21 janvier.

Ces nouvelles prescriptions, imposées à EDF, visent à compléter les «noyaux durs» post-Fukushima, décidés en juin 2012, après des stress tests. Ce concept de noyau dur est la réponse à ces situations extrêmes, non prévues lors de la conception. Il avait déjà débouché sur des décisions de l'ASN : la construction de centres de crise bunkérisés, des générateurs diesel d'ultime secours, la création d'une source ultime d'eau froide… S'y ajoutait la mise en place, depuis fin 2012, d'une Force d'action rapide nucléaire (Farn) un ensemble de moyens lourds, et une organisation capable d'acheminer des secours (eau, électricité) à une centrale en péril, par hélicoptères si nécessaire.

En termes polis, les nouvelles exigences visent à «compléter ce concept par la définition d'un ensemble de matériels permettant de faire face aux vulnérabilités identifiées par EDF de manière plus forte», précise Jacques Repussard, le directeur général de l'Institut d

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