La chasse aux exoplanètes a permis jeudi à la Nasa de se faire un gros coup de pub, à l'occasion de la publication, dans la revue Science (1), d'un article de 23 astrophysiciens, presque tous américains à l'exception de Franck Selsis (CNRS, université de Bordeaux). Ils annoncent la découverte d'une planète dont la taille et la distance à son étoile sont compatibles avec certains des paramètres physiques indispensables à la présence d'eau liquide à sa surface. Baptisée Kepler-186f, cette planète a un diamètre de 14 160 km, 1,11 fois celui de la Terre. Elle n'est pas très loin à l'échelle cosmique (492 années-lumière), en orbite autour d'une étoile deux fois plus petite que le Soleil, donc moins chaude. Mais elle boucle son année en 129,9 jours terrestres, à une distance d'environ le tiers de la distance Soleil-Terre.
Graal. En cumulant toutes ces données, sans oublier le spectre lumineux de l'étoile, décalé vers le rouge et l'infrarouge relativement à celui de notre Soleil, on peut déclarer que la planète vit dans la fameuse «zone habitable» de l'étoile. On comprend que la Nasa n'ait donc pas lésiné sur la communication. Alors que l'avenir de ses programmes de vols habités est dans le flou, que la Maison Blanche et le Congrès s'affrontent sur son projet de fusée lourde, cette découverte est un gros succès pour son télescope spatial Kepler, lancé en 2009 afin de découvrir des sœurs jumelles à la Terre. Ses performances de




