L'Organisation météorologique mondiale (OMM) a annoncé ce lundi qu'«en avril, pour la première fois, les concentrations mensuelles de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère ont dépassé 400 parties par million (ppm) dans tout l'hémisphère Nord.»
Que signifie cette annonce de l’OMM ?
Depuis 1958, les scientifiques mesurent directement la teneur du gaz carbonique dans l'atmosphère. Une observation guidée par l'intuition de Svante Arrhenius, à la fin du XIXe siècle : l'usage massif du carbone fossile (gaz, charbon, pétrole) va élever cette teneur, intensifier l'effet de serre et changer le climat. A l'époque préindustrielle, elle était de 278 ppm en moyenne planétaire. Le site de référence de Mauna Loa (Hawaï) affichait 315 ppm en 1958, 350 ppm en 1988, et dépassait légèrement les 401 ppm, en moyenne, en avril. L'OMM précise que, durant ce mois, toutes les stations de mesure de l'hémisphère Nord, en plein Pacifique, en Arctique, en Espagne ou en Asie ont dépassé ce seuil symbolique. En moyenne planétaire, l'hémisphère Sud étant moins émetteur de gaz carbonique, les 400 ppm seront franchis en 2015 ou en 2016.
Le climat change-t-il en conséquence ?
Oui, mais seulement sur le moyen et long terme. L’intensification de l’effet de serre se cumule, année après année. Elle provoque donc un changement climatique, marqué notamment par l’élévation des températures moyennes. Ces derniè




