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Projet protéome L’homme tout en data

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En dressant le catalogue des protéines humaines et leurs interactions, des chercheurs permettent l’exploration des données de base sur la biologie humaine.

Publié le 29/05/2014 à 18h06

Gènes donc génome. Protéines donc protéome. Les biologistes ont souvent de la suite dans les idées. Et n'ont pas lambiné à baptiser leur nouveau projet de big science : dresser le catalogue complet des protéines humaines - les macromolécules biologiques qui exécutent les instructions codées dans l'ADN. Puis, un défi encore plus complexe, la carte de leurs interactions. Le nom choisi pour ce nouveau challenge technoscientifique, protéome, fait référence à leur aventure précédente, réalisée entre 1990 et 2003, le projet génome humain. Il désigne l'ensemble des protéines d'une unité du vivant, la cellule, un tissu ou l'organisme entier, ici un être humain.

Une étape décisive

Hier, dans la revue Nature, deux équipes ont publié deux «brouillons» de ce protéome, correspondant à plus de 80% des gènes humains, soit près de 18 000. «Un travail de Romains», s'exclame, admiratif, Philippe Marin, directeur de recherche au CNRS. Responsable de la plateforme de protéomique fonctionnelle de Montpellier, il voit dans ces publications une étape décisive dans cette perspective.

L'une des deux équipes, très internationale (1), est dirigée par Akhilesh Pandey de la John Hopkins University, à Baltimore. Sa forte composante indienne, surtout pour le travail d'analyse bioinformatique, signale l'arrivée de l'Inde dans la big science. L'autre, allemande, est sous la houlette de Bernhard Küster de l'Université technologique de Munich.

Leurs articles décrivent leurs méthodes et résultats

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