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Le climat échauffe les négos

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Mai 2014 bat le record planétaire de chaleur depuis plus d’un siècle, aidé par le Pacifique tropical, où le phénomène El Niño pointe son nez. Une pression supplémentaire sur les gouvernements en vue de la conférence de l’ONU à Paris en 2015.

Publié le 03/07/2014 à 18h56

Mai a connuun record de chaleur planétaire, ont déclaré de conserve les équipes scientifiques qui surveillent la montée de fièvre de la Terre. La première à l’annoncer fut celle, commune à la Nasa et à l’université Columbia de New York, du Goddard Institute for Space Studies, dirigé par le climatologue Gavin Schmidt. Puis la NOAA (le service météorologique et océanographique des Etats-Unis) confirmait que ce mois de mai fut le plus chaud depuis au moins 1880, date du début des relevés thermométriques des stations météo.

C’est à l’aide de ces dernières, et de satellites, que l’indicateur «température moyenne de la planète», mesuré à un mètre au-dessus du sol et à la surface des océans, est construit. Il n’est qu’un signe parmi d’autres du changement climatique en cours. Comme l’élévation de température des océans profonds. Ou la hausse du niveau marin global, due à la fonte des glaces continentales et à la dilatation thermique de l’eau. La tendance que cet indicateur montre depuis 1950, avec une hausse d’environ 0,6° C, est attribuée par les scientifiques à l’augmentation de la teneur en gaz à effet de serre de l’atmosphère. En particulier celle du dioxyde de carbone, passé de 315 parties par million en 1958 à 350 ppm en 1988, et plus de 400 ppm en mai 2014 au site historique de mesure, au sommet du Mauna Loa, à Hawaï. Cette évolution est due à l’usage massif de charbon, gaz naturel et pétrole, et, pour une part très minoritaire, à la déforestation tropicale provoquée par l’ex

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