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Récit

Rosetta va tirer des plans sur la comète Tchouri

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Lancée il y a dix ans, la sonde européenne a enfin rejoint l’astre pour y collecter des données précises sur sa composition.

Photo de la comète Tchouri prise par la caméra haute résolution Osiris embarquée à bord de la sonde Rosetta, dimanche. PHOTO ESA. ROSETTA. MPS FOR OSIRIS. AFP (AFP)
Publié le 06/08/2014 à 21h26

Depuis mercredi matin, le système solaire héberge un nouveau couple. Une chimère formée d’un astre et d’un engin conçu par l’homme. Ils naviguent de conserve, à moins de 100 kilomètres l’un de l’autre, filant à 55 000 km/h autour du Soleil, à environ 500 millions de kilomètres de l’étoile et 405 millions de kilomètres de la Terre.

L’astre de ce couple est la comète Tchouri, de son nom complet Tchourioumov-Guérassimenko (en hommage à ses deux découvreurs russes), une boule de neige peu dense formée de glace d’eau couverte de poussière et peut-être d’un noyau rocheux. L’engin, c’est Rosetta, la sonde de l’Agence spatiale européenne. Un vaisseau d’exploration à un milliard d’euros, lancé par une fusée Ariane depuis Kourou, en mars 2004. Rosetta porte les espoirs de plusieurs centaines de scientifiques et va réaliser une première spatiale : naviguer auprès de la comète durant plusieurs mois et y poser en novembre un petit robot, Philae. De quoi obtenir des informations inédites sur ces astres glacés, qui témoignent de la formation du système solaire il y a 4,5 milliards d’années.

Pour ce rendez-vous galant, Rosetta a vécu dix ans de voyage, 6 milliards de kilomètres avalés à 61 000 km/h, les survols des astéroïdes Steins et Lutetia, une partie de flipper cosmique avec Mars et la Terre pour acquérir la vitesse de 61 000 km/h par effet de fronde gravitationnelle. Et une mise en hibernation risquée de plusieurs années jusqu’à son réveil, le 20 janvier.

Tout ça pour un ultime «coup de

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