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Savoirs de vacances

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Des gènes du colza ou du café à l’éradication de «l’axe du diable» en passant par la détection des neutrinos solaires, la production scientifique a foisonné cet été.

Publié le 04/09/2014 à 17h06

La science ne connaît pas les congés. D’abord parce que de nombreux chercheurs, passionnés, en prennent très peu. Ensuite parce que les activités expérimentales et de terrain se moquent des calendriers scolaires, voire visent les mois d’été, lorsque les cours sont suspendus et libèrent les universitaires. Et enfin parce que les publications scientifiques se poursuivent pratiquement au même rythme que les autres mois de l’année. Petite balade parmi cette activité estivale.

Le mercure de l’anthropocène

Nous sommes entrés dans l'anthropocène affirment de nombreux scientifiques. Une nouvelle ère pour la Terre, une limite chronologique déterminée par l'impact de l'homme sur les grands cycles géochimiques, qui seront visibles dans les futures archives géologiques. Une équipe d'océanographes en révèle un nouveau signe. Selon leur étude publiée dans Nature le 7 août, le contenu en mercure de la surface des océans a triplé relativement à la situation préindustrielle. Le mercure, sous sa forme biodisponible (assimilable par son environnement), est un toxique puissant qui s'accumule dans les organismes.

Climat Rétroaction positive

La menace climatique repose surtout sur des effets «boule de neige», les conséquences du réchauffement provoqué par l'intensification de l'effet de serre devenant elles-mêmes des facteurs supplémentaires de changement. Une rétroaction positive en langage scientifique. Jeudi, dans

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