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Libération
Récit

La science perd patience

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Le mouvement réclamant un plan d’urgence pour la recherche a fait boule de neige. Une manif est prévue vendredi à Paris.

Un chercheur du Cemes, unité du CNRS, en juin 2013 à Toulouse. (Photo Remy Gabalda. AFP)
Publié le 16/10/2014 à 19h26

Jacques Chirac a eu affaire à Sauvons la recherche, siglé SLR, en 2004 et a dû reculer. Nicolas Sarkozy s’est heurté à Sauvons l’Université, siglé SLU, en 2009, mais il n’a pas cédé malgré la plus puissante grève universitaire depuis 1968. François Hollande fait face à Sciences en marche, siglé SEM, et le résultat du match n’est pas écrit.

SEM ? Un mouvement improbable, né au soir d'une réunion d'information dans un amphi de Montpellier, et qui vient de réussir la première phase de son pari. Remettre le financement de l'enseignement supérieur et de la recherche sur la place publique, à l'Assemblée nationale, dans les médias. Et porter très haut la demande d'un plan d'urgence pour l'embauche de jeunes scientifiques. Puisque, comme l'a admis Geneviève Fioraso, la secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, mercredi au Palais-Bourbon, «le problème qui se pose aujourd'hui est celui du recrutement des jeunes».

Kayak. Ce vendredi, après trois semaines d'initiatives «ludiques et festives», selon son initiateur Patrick Lemaire, biologiste, directeur de recherche au CNRS, Sciences en marche occupera le pavé de Paris, de la Porte d'Orléans aux environs de l'Assemblée, où un rendez-vous avec des députés est prévu.

Peu d'observateurs auraient parié sur un tel succès, au regard de l'origine de ce mouvement. Il est né d'une intuition soudaine de Patrick Lemaire. Dans un amphi de Montpellier, se tenait une réunion à l

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