Le «climat change» en raison de nos émissions de gaz à effet de serre (GES). S'il n'est pas «contrôlé», ce changement aura des impacts «graves, étendus et irréversibles». Il est possible de le limiter à 2°C de plus qu'avant la révolution industrielle si les émissions mondiales de GES sont «réduites de 40 à 70% entre 2010 et 2050». Messieurs et Mesdames les chefs d'Etat et de gouvernement, élus, décideurs économiques, citoyens… à vous de jouer. C'est le message envoyé dimanche de Copenhague par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat.
Ce message prend la forme du rapport de synthèse 2014 du Giec, cinquième du nom depuis le premier, paru en 1990. Il condense en 116 pages les 3 000 pages des trois rapports de ses groupes spécialisés : la physique du climat ; l’impact du changement climatique et la vulnérabilité des sociétés humaines ; les capacités d’adaptation et d’atténuation de ce risque par la maîtrise des émissions de gaz à effet de serre. Le tout vu à travers 30 000 études passées en revue par 800 scientifiques, commenté par 1 000 de leurs pairs et révisé par 2 000 relecteurs.
Ce message comprend aussi un résumé lapidaire de 40 pages, dit «pour décideurs» et voté phrase par phrase par les délégations gouvernementales. Ce geste donne à ce texte dont le contenu reste scientifique une valeur politique, car aucun gouvernement signataire ne peut plus le contester (lire ci-contre) sans se contredire.
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