Ils n’osaient pas trop y croire, et pourtant, le robot Philae s’est posé, à 510 millions de kilomètres de la Terre, sur la comète Tchouri. Et sans casse. Malgré une panne, semble-t-il, du petit propulseur qui devait le plaquer au sol d’un jet de gaz. Les autres systèmes prévus pour l’amarrer à la comète - deux harpons devant se ficher dans le sol et les vis de ses pieds - semblaient avoir fonctionné. Ils ont donc bien supporté les dix ans et 6,5 milliards de kilomètres du voyage dans le froid de l’espace interplanétaire.
Dès 17 h 03, mercredi, la nouvelle a fait le tour des labos, mais aussi des télés, des radios et du Net, où l'intérêt pour la mission spatiale Rosetta n'a cessé de croître au fil de la journée - on doit à un twittos une invention linguistique : «Atchourisssage réussi». Une tension provoquée par le suspense de l'atterrissage périlleux du petit robot, après une chute libre de sept heures entre la sonde interplanétaire et la comète. Le succès total de l'opération hisse la mission de Rosetta, partie en 2004 de l'astroport de Kourou, en Guyane, sous la coiffe d'une fusée Ariane, parmi les plus grandes heures de l'exploration du système solaire.
Classe Nasa. La joie des ingénieurs et des scientifiques à l'Esoc, le centre de contrôle des opérations en vol de l'ESA à Darmstadt, en Allemagne, ou au centre du Cnes (l'agence spatiale française) à Toulouse, d'où Philae est commandé et ses résultats scientifiques collectés, ét




