Votre voiture est-elle encore plus facile à pirater que votre ordinateur ? La vulnérabilité des voitures connectées (les ordinateurs de bord communiquent désormais par réseaux 4G, internet haut débit et wi-fi) vient une nouvelle fois d'être démontrée. Cette fois-ci c'est l'agence de recherche et développement de l'armée américaine (Darpa) qui en apporte la preuve. Devant les caméras de «60 minutes», le responsable du département des technologies et de l'information, Daniel Kaufman, prend le contrôle à distance d'un véhicule tout juste sorti d'usine.
En exploitant une faille du système de communication d’urgence, il a pu reprogrammer le véhicule et accéder à un grand nombre de ses fonctionnalités, lui permettant ainsi de contrôler les essuie-glaces, l’accélérateur et, plus inquiétant, de désactiver les freins.
Depuis deux jours, les constructeurs automobiles sont sous les feux des projecteurs suite à la publication d'un rapport du sénateur américain Ed Markey, estimant «qu'ils n'ont pas fait leur travail pour nous protéger» et qu'«il y a un manque clair de mesures de sécurité appropriées pour protéger les conducteurs contre les pirates». Le rapport est basé sur des données collectées auprès de BMW, Chrysler, Ford, General Motors, Honda, Hyundai, Jaguar Land Rover, Mazda, Mercedes-Benz, Mitsubishi, Nissan, Porsche, Subaru, Toyota, Volkswagen et Volvo.




