On pensait visiter une exposition sérieuse dans un prestigieux musée parisien. On a franchi une porte monumentale, gravi de beaux escaliers blancs, puis on a avancé dans le couloir… et on est tombée nez à nez avec des jouets en plastique. Une momie en Playmobil. Une figurine Pop entourée de bandelettes. Une boîte de Lego («Indiana Jones et l’évasion du tombeau perdu»). Une peluche de momie. Des chaussettes momie. Un porte-clé momie. Des affiches du Retour de la momie. Une BD de Tintin, le Temple du Soleil, et des babioles en forme de sarcophages égyptiens.
OK, on a compris le message : nous voilà plongés dans tous les clichés qui inondent la culture populaire dès qu’on prononce le mot «momie». Toujours des histoires de malédiction… et cette figure récurrente, presque mignonne, de momie toute blanche avec ses bandages tout droit sortis d’une pharmacie.
Un rituel planétaire
«On voulait montrer la fascination pour l’image de la momie dans notre imaginaire collectif. Donc, on démarre avec des lieux communs et ensuite, on va se permettre de déconstruire ces idées», explique Eloïse Quétel, commissaire scientifique de l’exposition «Momies» au musée de l’Homme




