Il a beau s’appeler «l’Age du bronze», ce bout de notre histoire qui s’étend de 2700 à 800 avant Jésus-Christ recèle encore bien des mystères en matière de métallurgie. Y compris à propos du bronze lui-même, cet alliage associant le cuivre à un autre métal, bien souvent l’étain : si sa production est relativement bien connue dans certaines parties de l’Europe, de l’Anatolie ou du Proche-Orient, elle reste mal comprise dans l’est de l’Eurasie, où on a pourtant retrouvé de nombreux objets faits de ce mélange.
Dans le nord-est du Kazakhstan, un site archéologique étonnant livre des données nouvelles : découvert au début des années 2000 en surplomb de la rivière Irtych (qui prend sa source dans l’Altaï), comme un îlot perdu dans l’immensité des steppes à 500 km à l’est d’Astana, Semiyarka est un centre de production de bronze comme on n’en a jamais vu dans la région, et qui promet de livrer des informations précieuses. C’est en tout cas ce qu’espère une équipe de recherche britanni




