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Découverte

Les hommes de Néandertal allumaient des feux il y a 400 000 ans déjà

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Les plus vieilles traces de feu maîtrisé par les hommes, allumé volontairement à l’aide de briquets préhistoriques, étaient jusqu’ici datées à 50 000 ans. Ce bond en arrière a été permis par la découverte d’un reste de foyer à Barnham, en Angleterre.

Sur le site archéologique de Barnham, en Angleterre. (Jordan Mansfield www.jordanmansf/AP)
Publié le 13/12/2025 à 10h23

C’est un petit séisme dans le domaine de l’archéologie – ou plutôt un incendie, qui a carbonisé nos croyances sur la domestication du feu. Des restes de feu de camp étudiés sur le site archéologique de Barnham, dans l’est de l’Angleterre, montrent que l’homme de Néandertal savait déjà manier des briquets il y a 400 000 ans, révèle une étude publiée mercredi 10 décembre dans la revue scientifique Nature. C’est 350 000 ans plus tôt que ce qu’on pensait jusqu’ici. Un gigantesque saut en arrière.

«C’est la découverte la plus remarquable de ma carrière et je suis très fier du travail d’équipe qui a permis d’arriver à cette renversante conclusion», a réagi le professeur Nick Ashton, conservateur des collections paléolithiques au British Museum, dans un communiqué de presse du musée londonien. «Il est incroyable que certains des plus anciens groupes d’hommes de Néandertal aient eu connaissance aussi tôt des propriétés du silex, de la pyrite et de l’amadou.»

«Pierre à feu»

L’histoire de la longue relation entre l’humain et le feu est jalonnée d’étapes cruciales. D’abord, les humains primitifs ont appris à utiliser le feu quand il était allumé par des causes naturelles (comme la foudre ou la lave) : on a retrouvé un grand nombre d’os brûlés, rassemblés il y a plus d’un million d’années dans des grottes d’Afrique du Sud, ainsi

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