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Non, le grand-père d’Hitler n’était pas juif, selon une étude britannique

Des chercheurs de l’université de Bath ont séquencé le génome du dictateur nazi, probablement atteint du syndrome de Kallmann, qui peut se traduire par un sous-développement du pénis.

Le dictateur s'est suicidé le 30 avril 1945, après avoir orchestré un génocide causant la mort de six millions de Juifs. (Chris Pietsch/AP)
Publié le 14/11/2025 à 11h31

La fin d’un mythe. Contrairement à ce que disait une rumeur tenace, Adolf Hitler n’avait pas de grand-père juif, ont annoncé des chercheurs britanniques après l’analyse d’un morceau de tissu imprégné du sang du dictateur nazi, provenant du canapé sur lequel il s’est suicidé le 30 avril 1945.

C’est la première fois que des chercheurs séquencent le génome de Hitler, selon Turi King, généticienne à l’université de Bath (ouest de l’Angleterre), qui a dirigé l’étude scientifique qui fait l’objet d’un documentaire diffusé samedi 15 novembre sur la télévision britannique Channel 4. Ce séquençage «déboulonne un mythe» selon lequel il aurait eu un grand-père juif, une rumeur lancée de son vivant qui persiste encore aujourd’hui, soutiennent les auteurs du documentaire, intitulé l’ADN d’Hitler : le profil d’un dictateur.

Selon cette rumeur, le père du dirigeant allemand était le fruit d’une relation extraconjugale entre sa grand-mère et son employeur, de confession juive. Or, les chercheurs ont trouvé des correspondances génétiques entre le dictateur et la lignée masculine de la famille Hitler. Si la rumeur avait été vraie, «nous n’aurions pas obtenu la correspondance ADN avec la famille Hitler», explique à l’AFP Turi King.

Syndrome de Kallman et possible micropénis

Par ailleurs, alors que la vie privée du nazi continue de susciter des interrogations, l’analyse de son ADN révèle qu’il était «très probablement» atteint du syndrome de Kallmann, qui se manifeste souvent chez les hommes par un faible taux de testostérone et un développement anormal des organes sexuels. Un syndrome souvent associé à une cryptorchidie (testicule non descendu), qui peut entraîner un micropénis.

L’analyse ADN permet pour la première fois de corroborer des documents historiques selon lesquels il souffrait d’une cryptorchidie du côté droit, soulignent ainsi les chercheurs. Ce qui fait écho aux chansons populaires de la Seconde Guerre mondiale, qui se moquaient souvent de l’anatomie d’Hitler.

Les tests ont également révélé des scores «très élevés» (dans le top 1 %) pour une prédisposition à l’autisme, à la schizophrénie et au trouble bipolaire. Les chercheurs ont cependant tenu à souligner que ces troubles ne pouvaient expliquer les politiques d’Hitler, qui ont provoqué la mort de dizaines de millions de personnes, dont le génocide de six millions de Juifs.

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