«Nous faisons face à la tempête du siècle. Une tempête qui exige des décisions courageuses.» Le ton était inhabituel et particulièrement grave quand Josef Aschbacher a pris la parole pour inaugurer «la ministérielle», mercredi 26 novembre. Le directeur général de l’Agence spatiale européenne (ESA) a accueilli à Brême, dans le nord de l’Allemagne, les ministres chargés des questions spatiales dans les 23 pays membres de l’ESA, et les quatre pays associés. Ces responsables politiques se réunissent tous les trois ans pour décider des orientations stratégiques de l’Europe spatiale et voter le budget de l’ESA, secteur par secteur.
Pour l’ESA, l’objectif cette année était de convaincre les Etats membres de voter une augmentation significative de l’enveloppe allouée aux activités spatiales, un domaine fortement concurrentiel dominé par les Etats-Unis et dans lequel la Chine occupe une place de plus en plus grande. Et après deux jours de débat, le défi est réussi : l’ESA s’est vu attribuer 22,07 milliards d’euros pour la période 2026-2028, soit presque autant que le montant demandé. C’est un bond de 33 % par rapport au dernier budget triennal, soit «5 milliards de plus. C’est la première fois que la proposition de budget est souscrite à ce niveau !» jubilait Josef Aschbacher à la fin de l’événement. «C’est un résultat remarquable !»
La France a augmenté sa contribution de 500 millions d’euros (+ 12,4 %) pour atteindre une part de 3,7 milliards. Elle garde ainsi sa




