Il est passé par ici, il repassera par là… Mais par où, exactement ? Il est très difficile de prévoir la trajectoire d’un satellite qui retombe sur Terre et la localisation de son point de chute. En plein milieu de l’océan ou dans le désert ? Dans un parc naturel protégé ou une zone urbaine peuplée ? Mieux vaut le savoir, surtout si les matériaux de l’engin spatial sont toxiques. Deux chercheurs viennent de montrer qu’on peut reconstituer efficacement le parcours d’un satellite une fois qu’il est revenu dans l’atmosphère, en «écoutant» ses ondes de choc grâce aux sismographes déjà installés un peu partout sur Terre.
«Risques pour les êtres vivants»
Le besoin est crucial, alertent Benjamin Fernando de l’université Johns-Hopkins de Baltimore, aux Etats-Unis, et Constantinos Charalambous de l’Imperial College London au Royaume-Uni, tous les deux sismologues-planétologues. «Le nombre de vaisseaux spatiaux qui réentrent dans l’atmosphère terrestre a augmenté à un rythme quasi exponentiel au cours des cinq dernières années», détaillent-ils dans leur étude publiée ce jeudi par Science. Une corrélation directe avec le nombre d’engins mis en orbite, en pleine explosion lui aussi avec le développement des méga-constellations de satellites de communication comme Starlink de SpaceX (qui prévoit à terme 42 000 satellites en orbite). Rien que pour Starlink, il y




