L’ancien dirigeant nationaliste corse Alain Orsoni a été assassiné lundi 12 janvier dans sa commune de Vero, en Corse-du-Sud, alors qu’il assistait à l’enterrement de sa mère. «Un tabou a été brisé», a commenté le journal Corse-Matin : dans une société «où la violence occupe une place familière mais codifiée, le respect dû aux morts a toujours été perçu comme une frontière à ne pas franchir». Historien spécialiste de la Corse, docteur de l’université Paris-I, Antoine-Marie Graziani conteste ce récit dans un entretien à Libération. Sur le territoire insulaire, explique-t-il, «la violence est une constante historique» et les criminels ne s’occupent pas de la morale.
Compte tenu des circonstances dans lesquelles il s’est produit, l’assassinat d’Alain Orsoni marque-t-il une rupture dans l’histoire du crime organisé en Corse ?




