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Interview

Assassinat d’Alain Orsoni en Corse : «Le code d’honneur est un fantasme, il relève d’un roman national»

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L’historien Antoine-Marie Graziani démonte le mythe selon lequel le tueur de l’ancien dirigeant nationaliste corse aurait violé une quelconque règle sacrée en lui tirant dessus lors des obsèques de sa mère, le 12 janvier à Vero.

Alain Orsoni, à Marseille, en 2013. (Karine Villalonga/SIPA)
Publié le 17/01/2026 à 13h38

L’ancien dirigeant nationaliste corse Alain Orsoni a été assassiné lundi 12 janvier dans sa commune de Vero, en Corse-du-Sud, alors qu’il assistait à l’enterrement de sa mère. «Un tabou a été brisé», a commenté le journal Corse-Matin : dans une société «où la violence occupe une place familière mais codifiée, le respect dû aux morts a toujours été perçu comme une frontière à ne pas franchir». Historien spécialiste de la Corse, docteur de l’université Paris-I, Antoine-Marie Graziani conteste ce récit dans un entretien à Libération. Sur le territoire insulaire, explique-t-il, «la violence est une constante historique» et les criminels ne s’occupent pas de la morale.

Compte tenu des circonstances dans lesquelles il s’est produit, l’assassinat d’Alain Orsoni marque-t-il une rupture dans l’histoire du crime organisé en Corse ?

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