C’est le nouveau graal technologique. Avec ses promesses de puissance de calcul démultipliée par rapport aux outils actuels, l’ordinateur quantique est au cœur d’une vive compétition internationale : selon un rapport du MIT en 2025, les investissements américains représenteraient pas moins de 4,9 milliards de dollars sur la période 2012-2024, contre 1,6 milliard pour le Royaume-Uni et 606 millions pour la France. La Chine détient, elle, 60 % des brevets en technologies quantiques en 2024, suivie par les Etats-Unis et le Japon. Et les annonces s’accumulent, à prendre parfois avec précaution. En octobre 2025, Google s’est ainsi targué dans la revue Nature d’avoir réalisé des calculs 13 000 fois plus rapidement qu’un supercalculateur classique.
L’enjeu ? Remplacer le système binaire de nos ordinateurs, qui fonctionnent avec des 0 et des 1, par des particules quantiques capables d’être 0 et 1 en même temps. L’ordinateur quantique pourrait alors modéliser des systèmes complexes (évaluer si une fissure sur un barrage exige une intervention rapide, optimiser le rangement de conteneurs dans un port, etc.), développer de nouvelles molécules pha




