Anna Colin Lebedev, Mircea Sofonea. A la télé, la radio, dans la presse, ces deux noms et ces deux visages sont devenus familiers. La première éclaire la guerre en Ukraine, quand le second décortique la pandémie de Covid-19. En période de crise, la parole scientifique dans les médias est primordiale pour comprendre un phénomène qui nous touche tous. Mais elle est aussi très fragile et compliquée à porter. Libération a demandé aux deux maîtres de conférences, propulsés sous les projecteurs ces derniers mois, de livrer leur vision de cet exercice et les conditions – précaires – dans lesquelles ils s’expriment.
A lire aussi
«Il fallait apporter des informations de base»
«J’apprends l’invasion de l’Ukraine parce que j’ai déjà 15 appels en absence à 5h30 sur mon portable, se souvient Anna Colin Lebedev. Les journalistes me connaissent depuis le début de la crise en 2014 en Ukraine. Mais le 24 février au ma




