La sidération, l’effroi, et enfin la réaction. Face au démantèlement systématique des institutions scientifiques américaines, l’Europe a mis un peu plus de cent jours à prendre la mesure de ce qui se passait. Lundi 5 mai, La France a débloqué 100 millions d’euros et l’Europe 500 millions d’euros pour accueillir les chercheurs ne pouvant plus exercer outre-Atlantique. Lors de son discours dans l’amphithéâtre de la Sorbonne, Emmanuel Macron a dit son incrédulité : «Personne n’aurait pu imaginer, il y a quelques années, qu’une des plus grandes démocraties du monde allait supprimer des programmes de recherche sous prétexte qu’il y avait le mot “diversité” dans ce programme», a-t-il affirmé. Pourtant, pour Anaïs Le Fèvre-Berthelot, maîtresse de conférences à l’université Rennes-II et spécialiste des médias américains, tout était en germe dans le premier mandat de Trump, dans les discours des républicains, dans les actes de leurs sénateurs et dans
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Trump contre les scientifiques : «Nous avons affaire à une attaque très organisée»
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L’attaque du président américain contre les universités était planifiée et donc prévisible, explique à «Libération» la chercheuse Anaïs Le Fèvre-Berthelot.
Lors d'une manifestations à New York contre les coupes budgétaires à l'université, le 25 avril. (Spencer Platt /AFP)
Publié le 06/05/2025 à 17h43
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