Un sex-toy vendu par minute le jour de la Saint-Valentin, 60% d'augmentation du chiffre d'affaires autour de cette date pour le vendeur de godes Passage du désir (1). Soit, selon sa fondatrice, Fleur Breteau, 500 000 euros en vibros, œufs à télécommande, anneaux et feuilles vibrants, fouets, galets, plumeaux. Pour le romantisme, petits cœurs, champagne, chandelle, tu repasseras. Fête commerciale des nunucheries en tout genre, certes, mais apparemment, et surtout, des objets visant à agrémenter la sexualité de nos contemporains. Une farandole «coquine», comme disent grotesquement les sex-shops en ligne, qui cartonne chez tous les vendeurs d'accessoires. Au Moulin rose (2), autre boutique chic d'accessoires olé olé, ou chez 1969 (3), on affiche un pic d'en gros 30% de plus le jour de la Saint-Valentin, comme autour de Noël, et aussi en pleine saison des enterrements de vie de jeune fille (ça doit aller bien avec le spectacle de chippendale et la cuite au cosmo).
En général, ce qui se vend c'est plutôt du costaud efficace (gode frétillant par deux bouts, canard à clitoris, etc.), avec parfois un vrai discours écolo qui frise le poil de c…, non, le ridicule : du vibro écolo sans phtalates, promis juré, voire solaire, et je t'en passe des capotes en latex bio. Bon. On note quand même de plus en plus que le cadeau à visée utilitaire, souvent assez cher (entre 30 et 50 euros en moyenne, dans une fourchette allant de 9,90 à 149 euros), s'accompagne maintenant d'une petite ch




