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Ni séducteurs ni pervers

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Masturbations compulsives, pratiques violentes, partouzes, les auteurs dressent le portrait de personnes en grande souffrance.

Une bannière accrochée à un avion au-dessus d'un terrain de golf où jouait Tiger Wodds, en avril 2010 aux Etats-Unis. (REUTERS)
Publié le 11/06/2012 à 20h06, mis à jour le 13/06/2012 à 12h10

Il y a Vincent, «rabatteur» de filles pour un homme politique pendant plusieurs années : une pratique courante dans ce milieu, dit-il. Lui est devenu sex-addict en imitant son employeur, en consommant les filles dont celui-ci ne voulait pas, ou plus : sexe, pouvoir, violence, stress, impossibilité de pouvoir s’arrêter dans le «trip» escort-girls à gogos et partouzes.

Il y a aussi Jérôme, masturbateur frénétique et compulsif, exposé très tôt à la pornographie ; Céline, enfant abusée, puis jeune femme et mère sans désir sexuel, devenue, à presque 50 ans, dépendante sexuelle ; Stéphane, homo SM violent et très compulsif, fasciné par ses propres excès, violé enfant. Dans les Sex-addicts, on découvre une dizaine de portraits d'hommes et de femmes en souffrance.

Florence Sandis, coauteur de l'ouvrage avec le psychanalyste Jean-Benoît Dumonteix (lire ci-contre), se défend d'avoir voulu faire un livre opportuniste un an après l'affaire DSK : «J'ai commencé à travailler sur le sujet il y a plus de deux ans : j'avais lu des articles anglo-saxons annonçant environ 5 à 7% de la population comme étant sex-addict et cela m'avait intriguée, explique-t-elle. C'est vrai qu'après l'affaire DSK, le sujet a commencé à être, très timidement, abordé par la presse, mais souvent avec une grande confusion entre séduction, addiction et perversion. Or un addict n'est ni un séducteur ni un pervers, c'est d'abord quelqu'un qui souffre.» Dans le livre, comme sur les foru

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