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Face à l’interdiction de la zoophilie, Kiok défend ses amours chiennes

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Le couple Kiok. (DR)
ParNathalie Versieux
Berlin, de notre correspondante
Publié le 03/12/2012 à 21h42, mis à jour le 04/12/2012 à 13h05

Le Bild Zeitung a publié leur photo : Michael Kiok, assis sur une voie de chemin de fer, regarde dans les yeux sa partenaire - Cessy, une bergère allemande de 8 ans. Outre-Rhin, ces deux-là sont devenus le symbole d'un combat singulier. Michael Kiok, bibliothécaire de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, à l'ouest du pays, est le président de Zeta, une organisation menacée, plaidant pour le libre épanouissement des zoophiles. Des gens «qui se livrent à toutes formes de relations sexuelles avec des animaux, leur imposant un comportement contraire à leur nature», insiste Hans-Michael Goldmann, spécialiste de la protection animale au sein du parti libéral FDP, allié à la CDU d'Angela Merkel.

La semaine dernière, le gouvernement a présenté un projet de loi interdisant la zoophilie, qui deviendrait passible d’une amende de 25 000 euros. En Allemagne, cette décision a donné lieu à un débat sur l’ampleur du phénomène. Les activistes des associations de protection des animaux estiment à 2 millions le nombre de zoophiles Outre-Rhin. 100 000, tout au plus, leur rétorque Michael Kiok, amoureux des chiens et des chevaux qui a ouvertement déclaré son penchant en 1995.

Jusqu'à présent, les zoophiles et leurs compagnons à quatre pattes vivaient dans une relative liberté. Depuis le mouvement contestataire de 68, l'Allemagne a connu une période de grande indulgence sexuelle : pédophilie et zo

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