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«9 semaines et 1/2», un classique du SM réédité

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Quelques mois après la parution du best-seller érotique «Cinquante nuances de Grey», le Diable Vauvert republie un autre succès du genre afin de séduire des lecteurs plus exigeants.

Image tirée du film «9 semaines et demi». (Photo Adrian Lyne)
Publié le 14/01/2014 à 11h43

« La première fois que nous avons couché ensemble, il m'a tenu les mains derrière la tête. Ça m'a plu ». La première phrase contient, en puissance, les 9 semaines et ½ de l'éphémère relation sadomasochiste racontée dans ce court roman, publié en 1978 par Ingeborg Day sous le pseudonyme d'Elizabeth McNeill.

Dans les années 70 à New York, une jeune femme s’emballe pour une relation naissante. Amoureuse en trois soirs, elle sent le danger en deux semaines:

«j’étais dans une relation que les gens que je connais auraient jugée pathologique»

. Elle raconte le basculement sans regrets.

«Il rompt le silence. ‘Je vais te montrer quelque chose’. Il sort de la chambre, revient avec son miroir de poche, me frappe au visage. Il prend une touffe de mes cheveux et tire jusqu’à ce que je le regarde. Je me contemple fascinée »

.

Commence une série de jeux sexuels et un rapport de domination assumé. La jeune femme s’installe chez son amant sans préméditation. Elle se fait dorloter autant qu’enfermer dans cette relation : il l’habille, la lave, la nourrit, la soigne, lui inflige des blessures physiques comme des humiliations publiques. Elle obéit, toujours. Pour ne pas le perdre, elle répond à chacune de ses demandes qui vont crescendo. L’amour est passionnel, d’autant plus qu’on n’a jamais la preuve qu’il est bien partagé. Employée dans une grande entreprise à New York, l’antihéroïne divise en deux sa vie et sa personnalité. En journée, la professionnelle rationn

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