Il avait annoncé son retour. «Je vais solder les comptes», disait-il au Figaro, le 22 février. Hier, à 16 h20, Alain Orsoni a tenu parole. Par un vol régulier Madrid-Paris, l’ancien chef de file du Mouvement pour l’autodétermination (MPA) a débarqué à l’aéroport d’Orly. Sur le tarmac, au bas de la passerelle, un comité de la Division nationale antiterroriste (Dnat) l’accueille. Il l’emmène illico au parquet de Créteil, où Orsoni se voit notifier sa mise en détention provisoire au nom d’un mandat d’arrêt délivré contre lui le 21 février. Direction: la prison de la Santé.
Selon son entourage, la reddition d’Orsoni n’était pourtant pas prévue de sitôt. Elle serait plutôt le fruit d’un concours de circonstances. Exilé en Amérique latine depuis 1996, où le nationaliste corse avait trouvé un job dans le commerce des machines à sous, Alain Orsoni s’était récemment absenté de son port d’attache (Managua, Nicaragua) pour se rendre au Costa Rica. Mais, lundi soir, quand il a voulu rejoindre Managua, il a été arrêté. Pour «entrée illégale» et autorisation de résidence périmée. C’est l’expulsion et un nouvel avion. Retour au Costa Rica. Dans l’intervalle, son passeport est retenu. Puis rendu. C’est vraisemblablement là qu’Orsoni décide d’exécuter sa promesse. Mardi, il s’envole pour Miami, ultime escale avant Madrid puis Paris. Pour les autorités françaises, la péremption d’autorisation de résidence tombe bien. Entre le Nicaragua et la France, en effet, nul accord d’extradition. Avec le




