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Portrait

François Pinault Un capitaine d’industrie collectionneur

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Passionné d’art contemporain, il crée un musée à son nom.

Publié le 05/09/2000 à 4h00

En communiquant qu’un musée d’art moderne portant son nom sera édifié sur l’île Séguin à Billancourt, François Pinault rend public le fait qu’il possède une grosse collection d’art contemporain et qu’il s’apprête, (lorsque sa Fondation sera édifiée) à la rendre visible. Ce n’est pas anodin: certes, il est notoire que l’homme d’affaires, patron du groupe Pinault-Printemps-La Redoute, est collectionneur, qu’il est même l’un des plus grands nouveaux acheteurs français.

Discrétion. Mais ce qu’il possède réellement l’est moins. François Pinault achète en effet discrètement, à la fois directement aux galeries (sa dernière acquisition, une oeuvre de l’artiste ultra contemporain Tobias Rehberger à la galerie Ghislaine Hussenot de Paris) ou sur la scène des ventes publiques. C’est aux enchères qu’il emporta, en 1990, le Tableau Losangique II (1925) de Mondrian. A l’époque, Pinault, amateur qui fit ses premières armes en achetant, notamment, des tableaux de Sérusier (l’un des artistes du groupe de Pont-Aven, dans sa région bretonne natale) est conseillé par un consultant avisé en matière d’achats d’art, Marc Blondeau, qui reste encore aujourd’hui un proche. L’un des collaborateurs de Marc Blondeau, Philippe Ségalot, travaille Chez Christie’s, la maison de vente aux enchères devenue leader mondial que Pinault a racheté en 1998.

Mécène. Pourtant, si François Pinault est, comme LVMH, mécène de nombreuses expositions (par l’intermédiaire de Gucci, il sponsorisa l’artiste Ann H

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