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Interview

Education Jack Lang «Cette fois, je crois qu’on a vraiment atteint l’os»

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Jack Lang, député PS, s’insurge contre la baisse des effectifs.

Publié le 21/01/2005 à 23h53

Jack Lang, dernier ministre de l’Education du gouvernement Jospin et député PS du Pas-de-Calais part en guerre contre le projet de loi d’orientation sur l’avenir de l’école qui sera présenté en février à l’Assemblée.

Quel regard portez-vous sur les manifestations d'hier ?

Cette mobilisation exceptionnelle va permettre au monde enseignant de faire entendre sa voix. Elle préfigure sans doute d'autres mouvements car les chiffres de la carte scolaire sont connus ces jours-ci, académie après académie. Les établissements, déjà saignés à blanc depuis trois ans, vont encore subir de nouvelles coupes. La réalité devient de plus en plus criante. Quand on met bout à bout, la suppression des postes d'enseignants, d'aides-éducateurs, de CES, ce sont plus de 80 000 personnes qui manqueront par rapport à la rentrée 2002. L'amputation des crédits pédagogiques et les départs en retraite non-remplacés de tous les personnels vont s'ajouter au désarroi. Cette fois, je crois qu'on a vraiment atteint l'os. Non, l'Education n'est pas une priorité pour ce gouvernement.

L'argument d'une baisse démographique pour réduire le nombre d'enseignants dans le secondaire peut-il s'entendre dans un contexte de difficultés économiques ?

Il est tout simplement irrecevable. Et la preuve d'une vision à très court terme. La démographie est forte dans les écoles élémentaires, elle va donc remonter assez vite dans le secondaire. Ensuite, avoir un peu plus d'enseignants, c'est justement l'occasion de créer des groupes de

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