Toulouse de notre correspondant
Au quatrième anniversaire de l'explosion d'AZF qui a fait 30 morts et 9 000 blessés le 21 septembre 2001, la cour d'appel de Toulouse vient de décider l'ouverture de deux nouvelles instructions, à la demande de l'Association des familles endeuillées d'AZF. La première, contre X, pour «mise en danger de la vie d'autrui», la seconde, visant le géant pétrolier, pour «entrave à l'enquête pénale». Demain, cette cour doit, à la demande de l'Association des sinistrés du 21 septembre, se prononcer sur l'opportunité d'une mise en examen de l'industriel en tant que personne morale. En effet, jusqu'à maintenant, seuls le directeur de l'usine de Toulouse et l'employé d'une entreprise sous-traitante sont dans l'oeil de la justice pour «homicides involontaires».
L’explosion qui a tué six ouvriers de Total à La Mède en 1992 n’a été jugée que neuf ans plus tard sans trop écorner l’image du pétrolier. Le temps joue pour ce dernier. Et son avocat sait lui en faire gagner : «Personne n’a encore pu déterminer l’étincelle qui a mis le feu aux ammonitrates, dit Me Soulez-Larivière à Libération. Multipliant les demandes d’actes auprès du juge d’instruction, nous contribuons avec méthode à la manifestation de la vérité.» Près de deux cents demandes ont été déposées par ses soins, selon Gérard Ratier, de l’Association des familles endeuillées. Chiffre que relativise l’avocat sans toutefois le contester. Me Soulez-Larivière épuise en tout cas les enquêteurs du SRPJ que,




