Il est difficile de connaître le nombre exact d’étudiants français partis à l’étranger. Plusieurs dispositifs cohabitent en effet. Le plus célèbre est le programme européen Erasmus. Mais les universités et les écoles nouent aussi des partenariats directs avec des établissements à l’étranger. Enfin, des étudiants partent de leur propre initiative suivre des études ou faire de petits jobs, notamment pour maîtriser une langue étrangère. Sans parler des années de césure où l’on va découvrir le monde.
On retrouve la même diversité au niveau des études elles-mêmes. Grâce à la réforme du LMD (licence-master-doctorat) mise en place à partir de 2002, tout serait devenu simple en Europe. Mais cela reste assez théorique. Tous les pays n’ont pas adopté, comme la France, la licence en trois ans, le master en cinq et le doctorat en huit. Ce qui complique pour les équivalences.
Les étudiants partent parfois dans le cadre de doubles diplômes - de leur université d’origine et du partenaire étranger. Mais ce n’est pas systématique. Les séjours à l’étranger peuvent être simplement mentionnés sur leurs diplômes. Avec Erasmus, les «périodes de mobilité» sont reconnues … Mais pas toujours. «Aujourd’hui 20% de ces cursus ne sont pas pris en compte dans le parcours de formation», a récemment regretté la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse.
Humanisme.Créé en 1987, le programme Erasmus - du nom d’un humaniste hollandais qui a sillonné l’Europe au XVe siècle - a permis en




