L'affaire Bettencourt risque d'embarrasser encore Eric Woerth. Le ministre du Travail ne reconnaît ni «maladresse» ni «négligence», et semble écarter les «problèmes de morale». Voici les questions qui restent posées.
Que savait-il du travail de son épouse ?
Il savait, au moins, que Florence Woerth s'occupait de la troisième plus grande fortune française. Le ministre, qui a démenti être intervenu en faveur de son embauche au sein de Clymène, la société de gestion du patrimoine de Liliane Bettencourt, assure que leurs activités étaient cloisonnées comme une «muraille de Chine». «Il a raison de dire qu'il ne sait pas ce que fait sa femme, explique un avocat. Le problème, c'est que Clymène a un client unique. Mme Woerth travaillait sur l'unique dossier du cabinet. Et ça, il le sait. C'est un patrimoine, un seul.» Florence Woerth a finalement démissionné.
Est-il intervenu dans l’affaire Bettencourt ?
Eric Woerth a admis, dimanche, avoir été «informé» du contrôle fiscal visant François-Marie Banier, accusé d'un «abus de faiblesse» au préjudice de Liliane Bettencourt. Ce contrôle, qualifié d'«extrêmement approfondi» par l'administration, faisait suite à un signalement, en janvier 2009 par le procureur de Nanterre, des «éléments de fraude fiscale» apparus dans le dossier. Or la propriété non déclarée de l'île d'Arros, aux Seychelles, aurait dû conduire à des vér




