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Woerth : les mystères d’une affaire d’Etat

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La garde rapprochée du chef de l’Etat évite d’éclaircir les points clés du dossier Bettencourt. Passage en revue des questions restées sans réponse.

Le ministre du Travail Eric Woerth, aux rencontres pour la modernisation de l'Etat à Paris le 7 juillet 2010. (© AFP Eric Piermont)
Publié le 08/07/2010 à 0h00

Englué dans l'affaire Bettencourt, Eric Woerth et désormais Nicolas Sarkozy restent sous le feu d'une série de questions sans réponse. Déterminés à ne rien lâcher, l'exécutif et la majorité ont organisé, hier, une riposte sur le terrain politique et judiciaire. La contre-attaque a débuté dans la matinée au sein même du Conseil des ministres, où le chef de l'Etat a apporté une nouvelle fois son soutien au ministre du Travail et a exhorté le gouvernement à conserver son «sang-froid». Puis, c'est François Fillon qui s'est mué en chef de guerre depuis Matignon où il a reçu 180 parlementaires de la majorité (lire page 4) pour fustiger les «imprécateurs» et dire qu'il ne céderait pas «à l'agitation». Il a au passage repoussé l'idée d'un remaniement ministériel à très court terme n'y voyant pas une «priorité politique».

Sur le terrain judiciaire, Eric Woerth a déposé une plainte contre X pour «dénonciation calomnieuse». Le parquet de Nanterre s'emploie, depuis mardi, à vérifier le témoignage de Claire T., l'ancienne collaboratrice de Liliane Bettencourt. Après avoir interrogé Patrice de Maistre, le conseiller financier de Bettencourt, des réquisitions bancaires ont permis de retracer les mouvements de comptes évoqués par la comptable. Ses carnets de caisse ont été retrouvés. Edwy Plenel, directeur du site Mediapart, a annoncé qu'il portait plainte en diffamation contre Xavier Bertrand (UMP) qui a parlé des «méthodes fascistes» de

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