Apparu au XXe siècle, le sida pourra-t-il être éliminé au XXIe comme le fut la variole en 1977 ? Cette épidémie s'est développée en notre temps mondialisé et médiatisé. Elle a été suivie, étudiée, documentée comme aucune autre maladie au monde. Deux institutions, l'Onusida et le Fonds mondial, ne sont consacrées qu'à cette pathologie qui a déjà tué 25 millions d'hommes. Le sida a fait l'objet d'un effort sans précédent de la communauté internationale. Et, il faut le répéter, cette solidarité a donné de très bons résultats. Bien soigné, on ne meurt plus du sida. Les laboratoires ont finalement accepté de vendre leurs molécules à des coûts acceptables dans les pays les plus pauvres. La contamination a diminué notamment chez les jeunes en Afrique subsaharienne, une région que l'on croyait condamnée. L'obscurantisme, véhiculé par des autorités politiques, notamment en Afrique du Sud, a disparu. Mais, c'est aujourd'hui qu'il ne faut pas relâcher cet effort. L'appel de toute la communauté de lutte contre le sida que nous publions ci-contre montre que même dans un pays comme la France, il reste beaucoup à faire. Sur le dépistage, sur les communautés à risque. Tout en luttant avec acharnement contre toutes les discriminations dont peuvent être victimes les malades. Il existe encore des zones noires, comme l'est de l'Europe avec ses toxicomanes délaissés. La crise a réduit des budgets. Alors qu'au contraire, la lutte bien engagée doit être rendue pérenne. Parce
EDITORIAL
Efforts
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Publié le 17/07/2010 à 0h00
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