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Interview

Valérie Pécresse: «Une dynamiquequi va clarifier le paysage»

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Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche :

Publié le 31/01/2011 à 0h00

Valérie Pécresse, qui a tenu bon face à la mobilisation des universitaires et a réussi à faire passer la loi sur l’autonomie, défend ses réformes et la restructuration en cours.

Avec ses pôles, ses alliances, ses fondations, le paysage universitaire n’est-il pas devenu confus ?

Nous sommes dans un mouvement, qui va dans une double direction. D’un côté, les universités deviennent autonomes et ainsi mieux armées pour la compétition mondiale. D’un autre côté, les coopérations se multiplient entre elles, ainsi qu’entre universités et grandes écoles. Cette dynamique va clarifier le paysage.

En Ile-de-France en particulier, les universités étaient éparpillées et thématiques, notamment après Mai 1968 et l’éclatement de la Sorbonne.

Or, une très bonne recherche est, en partie, pluridisciplinaire. Prenons les travaux sur la maladie d’Alzheimer : il faut des chercheurs en médecine, en droit, en robotique, en psychologie… Cela montre à quel point on a besoin de se regrouper.

Les bonnes formations sont aussi, souvent, pluridisciplinaires. Or avec ces pôles, on crée des doubles diplômes - lettres et sciences, lettres et gestion… On forme ainsi de nouveaux profils qui intéressent les entreprises. Et ces cursus, avec de hautes exigences académiques et une professionnalisation, peuvent concurrencer les grandes écoles. Et ce, pour le plus grand bénéfice des étudiants.

Mais fallait-il aller si vite ?

L’université a été délaissée pendant trente ans, il y avait urgence. Nous sommes dans une dynamique intéressante. Prenons le Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (Pres) Sorbonne-Universités, créé par Paris-I

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