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Villepin bute encore sur Clearstream

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L’ex-Premier ministre va être mobilisé un mois par le procès en appel qui s’ouvre ce matin. Une échéance judiciaire qui tombe mal alors qu’il apparaît isolé dans sa marche vers 2012.

Dominique de Villepin, le 14 avril 2011. (John Schults / Reuters)
Publié le 02/05/2011 à 0h00

La tentation sera grande, sans doute, de remettre ça. Ce matin, devant les micros qui guetteront son entrée dans la cour d'appel de Paris, Dominique de Villepin ira-t-il une nouvelle fois dénoncer une persécution judiciaire ? «Je suis ici par la volonté d'un homme», avait-il déclamé le 21 septembre, entouré de sa famille, avant le procès en première instance qui devait se conclure sur une relaxe le 28 janvier 2010. «Je suis ici par l'obstination d'un homme», pourrait-il renchérir aujourd'hui, visant encore et toujours Nicolas Sarkozy. Mais hier, alors qu'il s'apprêtait à réunir les cadres de son parti dans un hôtel parisien, l'ex-Premier ministre s'est contenté d'une déclaration relativement sobre : même s'il continue de s'«interroger sur les raisons de cet appel», il se dit «parfaitement serein». En cour d'appel comme devant le tribunal correctionnel, il ne doute pas qu'il sera «blanchi au nom du peuple français».

Arène. En toute hypothèse, ce procès ne le détournera pas de la mission que le destin lui a confiée : proposer aux Français un projet de «refondation politique» qu'il lui appartiendra d'«incarner» à l'élection présidentielle de 2012. Dévoilé le 14 avril, ce projet sera soumis aux militants du parti villepiniste, République solidaire le 19 juin. En attendant, Dominique de Villepin a réuni hier à Paris les responsables départementaux de son mouvement. Dernière occasion d'afficher sa déter

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